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dimanche 8 octobre 2017

mardi 20 janvier 2015

CHARLOTTE PERRIAND ET LE JAPON, 1940






Charlotte Perriand

En 1940, Charlotte Perriand est appelée au Japon par le ministère impérial du Commerce. L'invitation officielle précise qu'elle sera « conseillère de l'art industriel du Bureau du Commerce, auprès du ministère impérial du commerce et de l'industrie ». Bien que ce pays soit pour elle « le bout du monde », elle accepte, d'autant plus que la France est en guerre et en pleine débâcle militaire.
Résidant à l'Hôtel Impérial construit par l'architecte américain Frank Lloyd Wright, elle découvre une nation émergente et moderne, mais qui paradoxalement préserve des coutumes d'un autre temps. En architecture, elle trouve l'illustration grandeur nature des théories apprises à l'atelier Le Corbusier : harmonie et cohésion entre architecture intérieure et extérieure, espace intérieur modulable et standardisation des éléments. «  Etablir un standard, c'est déduire un type reconnu conforme aux fonctions, à rendement maximum, à emploi minimum » (Le Corbusier, Vers une architecture).
Son rôle consiste à orienter l'industrie japonaise vers l'Occident. Elle donne des conférences et enseigne auprès de jeunes architectes. Lors de ses nombreuses visites dans le pays, elle remarque les qualités de l'artisanat local. Enfin, elle s'imprègne de la philosophie et de l'art de vivre japonais.

L'année suivante, elle organise une exposition intitulée Sélection, Tradition, Création dans les grands magasins Takashimaya de Tokyo et d'Osaka. Il s'agit de montrer comment la production japonaise peut s'adapter aux usages occidentaux. À côté de réalisations traditionnelles, Charlotte Perriand expose ses propres créations, notamment la transposition en bambou de la chaise longue de 1929 et son fauteuil pliable de 1936.

L’ANTICHAMBRE DU GRAND COUVERT, APPARTEMENTS DE LA REINE, VERSAILLES, 1671>1680



L’antichambre du Grand couvert, Grand appartement de la Reine, 
Château de Versailles, 1671 > 1680, direction de Charles Le Brun  


Décor total, l’architecture de Versailles concentre une profusion d’ornements sculptés ou peints. L’antichambre du grand couvert est située dans l’enfilade du Grand appartement de la Reine. La pièce doit son nom à sa fonction : c’est là que le Roi soupait devant assistance. Les pièces du grand appartement ont été décorées sous Louis XIV, entre 1671 et 1680, sous la direction de Charles Le Brun. Anciennement, l’Antichambre du Grand couvert était la Salle des gardes de la Reine. Ce fait explique que l’ensemble des décors soient dédiés à Mars, en tant que planète et dieu de la guerre. Cette décoration fait écho au Salon de Mars du Grand appartement du Roi. Comme l’Antichambre du grand couvert est située dans les appartements de la Reine, ce sont les femmes fortes s’étant illustrées par leur courage à la guerre qui y sont représentées : Clélie qui échappa aux Étrusques assiégeant Rome ou encore Artémis qui combattu les grecs à la bataille de Salamine. La puissance guerrière du Roi est elle-même attribuée à la Reine et communiquée par le décor. Versailles est un exemple d’architecture rendue éminemment symbolique par les ornements. 


lundi 19 janvier 2015

AMÉNAGEMENTS DE L'ELYSÉE PAR PIERRE PAULIN




Aménagements de l'Elysée du Président Pompidou par Pierre Paulin, 1972




 Aménagements de l'Elysée du Président Mitterand par Pierre Paulin, 1984

Décor et pouvoir

« À l’époque de Pompidou, raconte Paulin, on était dans une épopée résolument moderniste. Ce n’était pas un cabinet de travail mais un salon qui affichait avec plaisir un jeu « moderne » sur les formes. Mitterrand, lui, est un amateur. Les meubles que j’ai faits pour lui, je les ai voulus symboliques d’un lieu. » Tiré du livre Pierre Paulin d’Elisabeth Vedrenne, paru en 2002.